Retrouvez les biographies détaillées des ensembles et musiciens programmés pour l’édition 2018 d’Itinéraire Baroque en Périgord vert.


Les ensembles

Albori Musicali est un ensemble de musique baroque de la nouvelle génération ! Créé en 2016 à Lausanne, l’ensemble a donné son premier concert dans cette ville dans le cadre du festival « Flûtes en jeu ». Il est composé de musiciens de renommée internationale. Albori Musicali a d’ores et déjà captivé son public et convaincu par son jeu authentique et plein de finesse. La saison 2018 l’amènera entre autres au Festival de Rougemont (Suisse) pour le concert d’ouverture et aux Goûts Réunis à Lausanne (Suisse).

Formation atypique, l’Amsterdam Baroque Orchestra regroupe en son sein des talents individuels hors pair, tous éminents spécialistes de musique baroque. Sous l’impulsion de leur fondateur, Ton Koopman, ces musiciens se ménagent des temps de rencontre plusieurs fois par an pour explorer de nouveaux horizons musicaux et concocter d’inventifs programmes de concert. L’orchestre, créé en 1979, est aujourd’hui à la tête d’un répertoire quasi encyclopédique, embrassant une proportion notable de la musique vocale et instrumentale composée entre 1600 1798.

En 1992, Ton Koopman décide d’y associer un ensemble vocal, l’Amsterdam Baroque Choir, constitué principalement de jeunes chanteurs professionnels hollandais. Il fait ses débuts pendant le Festival Hollandais de Musique Ancienne d’Utrecht, avec la première exécution mondiale du Requiem à quinze voix et des Vêpres à trente-deux voix de Biber, qui ont rencontré un immense succès. L’enregistrement de ces compositions a été couronné par le Cannes Classical Award pour la meilleure interprétation de la musique chorale composée entre le XIIème et le XVIIIème siècle.

Ce qui rend ce chœur si significatif, c’est sa capacité à combiner clarté de texture et souplesse d’interprétation.

En 1994, Ton Koopman entreprend avec l’Amsterdam Baroque Orchestra & Choir la réalisation de l’un des plus ambitieux projets discographiques des dernières décades : l’exécution et l’enregistrement du cycle complet des cantates de Bach. Ce projet a été complété par trois écrits de Christoph Wolff et Ton Koopman sur les cantates, et par la réalisation par la télévision hollandaise de six documentaires.

L’Amsterdam Baroque Orchestra a enregistré les principales œuvres baroques et classiques, ce qui lui a valu de nombreux prix : Gramophone Award, le Diapason d’Or, 10-Repertoire, Stern des Monats-Fono Forum, Hector Berlioz et deux Edison Awards. Ton Koopman et l’Amsterdam Baroque Orchestra & Choir sont les invités réguliers des principales salles de concert et festivals dans le monde.

www.amsterdambaroque.com

L’ensemble Camerata Trajectina (« la Compagnie Musicale d’Utrecht »), fondé en 1974, s’est fait un nom grâce à sa constante promotion de la musique hollandaise depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin du XVIIème siècle. Le cœur de l’ensemble est constitué par Hieke Meppelink, soprano, Nicovan der Meel, ténor, Saskia Coolen, flûte à bec, Cassandra luckhardt, viole de gambe et Arjjen Verhage, luth, auxquels peuvent s’ajouter d’autres musiciens si nécessaire.
Les programmes de l’ensemble sont en général construits autour de thèmes soit littéraires, soit religieux ou politiques, et de figures de l’histoire hollandaise. Camerata Trajectina a pris part à de nombreuses commémorations nationales.
Un autre des thèmes favoris de Camerata est la relation entre la musique et les arts ; l’ensemble porte une attention toute particulière au théâtre musical hollandais du siècle d’or.
Camerata Trajectina a donné de nombreux concerts aux Pays-Bas (dont au Festival d’Utrecht de Musique Ancienne), et dans les Flandres, mais aussi dans la plupart des autres pays d’Europe, aux Etats-Unis, au Canada, au Mexique, au Moyen-Orient, en Indonésie, au Ghana, et au Maroc.
Camerata Trajectina a enregistré plus de trente CD, presque tous sous le label Globe.
Lors de ce concert l’ensemble va interpréter des chants politiques de la guerre de 80 ans entre les Pays-Bas et l’Espagne, qui débuta en 1568 pour se terminer en 1648 par la paix de Munster.
www.camerata-trajectina.nl

C’est en 2001 que la violoniste Stéphanie de Failly crée l’ensemble Clématis dont l’objectif est de travailler le répertoire méconnu du XVIIème siècle. Il aborde aussi bien le vaste répertoire italien que des œuvres allemandes ou françaises, avec toutefois un intérêt particulier pour les pages oubliées des compositeurs des Pays-Bas comme Nicolaus à Kempis, Carolus Hacquart ou Gioseffe Zamponi. C’est l’ensemble Clematis qui a réalisé la restitution et la re-création de son opéra Ulisse all’isola di Circe qui avait été joué pour la première fois à Bruxelles en 1650. Réalisé avec une distribution éblouissante, l’enregistrement de cet opéra est édité chez Ricercar sous la direction de Leonardo Garcia Alarcon.
Formation à géométrie variable, l’ensemble Clématis réunit, autour de sa fondatrice, des musiciens choisis en fonction des différents projets musicaux. Tous sont actifs au sein des meilleures formations baroques du moment. Outre ses prestations en Belgique, l’ensemble a donné de nombreux concerts à l’étranger : Pays-bas, France, Italie, Espagne, Israël, Pologne, Bolivie, Mexique, Russie….
L’un des centres d’intérêt de Clématis est la musique instrumentale italienne du XVIIème siècle, principalement celle dédié au développement du répertoire du violon ce qu’illustrent les enregistrements consacrés à Carlo Farina, à Giovanni Battista et Tomaso Antonio Vitali dont Stéphanie de Failly a enregistré le célèbre Ciaconna, repartant du manuscrit original et rendant à cette partition toute son originalité baroque. Un disque consacré à Giovanni Legrenzi a été publié en 2016 et 2017. A l’occasion de l’année Monteverdi, un nouvel enregistrement consacré à la musique instrumentale à la cour de Mantoue sera édité.
L’autre centre d’intérêt de Clematis est le répertoire religieux et instrumental allemand du début du XVIIème siècle aux premières compositions de J.S. Bach. Pour ces programmes de musique vocale, Clematis fait appel à plusieurs solistes parmi lesquels Mariana Flores, Juliette Perret, Paulin Bündgen, Zachary Wilder, Fernando Guimaraes, Philippe Favette.
Clematis collabore également avec les autres ensembles que dirige Leonardo Garcia Alarcon, la Cappella Mediterranea et le Chœur de Chambre de Namur ; c’est le cas entre-autres du programme consacré aux compositions profanes de Mattheo Romero et de Carmina Latina.
La discographie de Clematis est importante et a bénéficie de critiques très enthousiastes et de nombreuses distinctions (Diapason d’or, Choc  Classica…)
www.clematis-ensemble.be

Conservatoires de la Dordogne et de Périgueux

Christine et Philippe Courmont, chefs de chœur

Créé en 2000 dans le cadre du Conservatoire à Rayonnement Départemental de la Dordogne et du Conservatoire de Musique et de Danse de Périgueux, le Jeune Chœur de Dordogne offre une formation complète dans le domaine vocal aux enfants et aux adolescents. Dirigé par Christine et Philippe Courmont, le chœur accueille 40 jeunes de Bergerac, Périgueux et Ribérac, du CM1 à la terminale.

Particulièrement influencés par le travail remarquable du chœur d’enfants Tapiola (Finlande) et par la maîtrise de Radio France, Christine et Philippe Courmont en ont retenu des principes pédagogiques essentiels : l’attention constante à la qualité du travail vocal, la recherche d’une qualité d’écoute dans le groupe, la mise en valeur et le respect des voix d’enfants, la recherche de l’autonomie des jeunes chanteurs, l’apprentissage « collégial », l’importance accordée à la mise en espace et à l’implication corporelle des chanteurs.

Depuis 2007, le Jeune Chœur de Dordogne a été associé au festival Itinéraire Baroque. Chaque année, une œuvre choisie spécialement pour le chœur est travaillée avec Ton Koopman ou Peter de Groot : un motet de Cozzolani en 2007, une messe de Haydn en 2008, des comédies ballet de Lully en 2009, le Laudate Pueri de Pergolèse en 2010, et l’inoubliable King Arthur de Purcell chanté en 2011 au côté du chœur baroque d’Amsterdam pour le dixième anniversaire du festival. Collaboration artistique exemplaire, cette aventure baroque représente pour les enfants une véritable formation stylistique et une occasion unique de se produire dans des conditions professionnelles.  En 2014 le chœur a participé à la Passion selon Saint Mathieu de Bach avec l’Amsterdam Baroque Orchestra and Choir sous la direction de Ton Koopman, à l’auditorium de Lyon et à la salle Pleyel à Paris.

Ensemble de chambre de l’Académie Montis Regalis

En 1991, un groupe de musiciens travaillant dans le domaine de la musique ancienne fonde à Turin l’Astrée, formation instrumentale spécialisée dans le répertoire des XVIIème et XVIIIème siècles, dont les interprétations reposent sur des critères historiques et sur l’utilisation exclusive d’instruments d’époque. L’ensemble tire son nom d’une composition de François Couperin Le Grand, qui, dans les dernières années du XVIIème siècle, baptisa ainsi une de ses Sonates en Trio.
Le groupe déploie une intense activité artistique et se produit dans de nombreux concerts. Il est l’invité d’associations et de festivals importants, tels que Settembre Musica et l’Unione Musicale de Turin, l’Automne musical de Côme, l’Oratorio del Gonfalone de Rome, l’Associazione Clavicembalistica de Bologne, le Festival International de Musique Ancienne d’Urbino, le Ravenna Festival, le Festival de Hagen, le Centre de Musique Baroque de Versailles, le Festival Mozart de Lille, la Cambridge Society for Early Music de Boston, l’Auditorio Nacional de Musica de Madrid, la Frick Collection de New York, la New York University, la Vancouver University, le Teatro Coliseum de Buenos Aires, le Teatro Municipal de Santiago du Chili et le festival de Postdam Sans Souci, l’Innsbrucker Festwochen, et le Konzert Haus de Vienne.
L’Astrée a enregistré plusieurs CD contenant des œuvres d’importants compositeurs piémontais du XVIIIème siècle: Giovanni Battista, Giovanni Lorenzo Somis, Gaetano Pugnani et Gaspare Giuseppe Chiabrano.
Depuis 1996, le groupe travaille en collaboration avec Opus 111, avec laquelle il à réalisé un enregistrement consacré à Felice Guardini ainsi qu’un disque des œuvres du compositeur napolitain Tomaso Giordani. Toujours avec Naïve/Opus 111, il a entrepris un important projet de l’enregistrement intégral des concertos et des cantates de chambre d’Antonio Vivaldi, dont les manuscrits autographes sont conservés à la Bibliothèque Nationale Universitaire de Turin. Dans le cadre de ce projet ont été à ce jour édités deux CD de concertos et cantates de chambre, ces dernières étant interprétées par Laura Polverelli et Gemma Bertagnolli. L’Astrée à realisé aussi chez Amadeus deux cd consacré à Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart (Trios pour pianoforte, violon et violoncelle)
www.academiamontisregalis.it

A l’instar des musiciens animant de leur énergie vibrante les clubs où l’on venait écouter les Ayrs traversant l’Angleterre, le Stingo Music Club donne vie à des mélodies ayant voyagé en Europe depuis le XVIIème siècle. Nommé d’après la balade anglaise Stingo, l’ensemble associe un violon, un alto, quelques flutes à bec, une viole de gambe, un théorbe, une guitare baroque, un psaltérion, des percussions et une voix d’ange.

Sarah lefeuvre, flûtiste et chanteuse, s’épanouit autant au contact des répertoires baroques que contemporains. Son parcours d’études, ses voyages et ses projets artistiques témoignent d’horizons musicaux dépassant largement le cadre des musiques dites « anciennes ». C’est ainsi qu’elle veut faire dialoguer musique pop et musique baroque dans le Stingo Music Club. Sarah a le privilège de travailler aux côtés du compositeur Gonzalo Bustos pour l’ensemble Clic et Tactus qu’ils ont co-créé. Artiste éclectique, elle intègre la troupe de Bastien Ossart depuis février 2016 à l’occasion de sa pièce Don Quixote donné au théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes, en tant qu’interprète et compositrice.

Du boyau, Camille Aubret aime le son rauque et organique. Diplômée de sciences Po Rennes, mais violoniste depuis l’enfance, elle a navigué entre Nantes, Berlin, Beyrouth et Paris. Après avoir terminé un doctorat de sociologie, elle découvre l’univers de la musique ancienne par le biais d’Amandine Beyer au stage de Barbaste, puis elle suit d’autres guides, tels que Hélène Houzel et Patrick Bismuth. Depuis 2013, elle joue du violon ou de l’alto avec des ensembles connus ou méconnus (pêle mêle, le Poème Harmonique, la Compagnie Errance, Les Talens LyriquesMa non TroppoLe Concert Spirituel et la compagnie La Tempête), en France, en Bretagne, ou en Palestine.

Stanley Smith n’a jamais dissocié l’apprentissage des connaissances historiques de la pratique musicale. Il suit parallèlement des études en Lettres Modernes puis en Musicologie, tandis qu’il se perfectionne en violoncelles moderne, baroque et en viole de gambe aux conservatoires de Boulogne, Paris, et au PôleSup93’. Il se produit régulièrement en concerts de musique de chambre au sein de nombreux festivals. Il participe aussi aux activités de l’équipe de recherche Euridice basée à l’Université Paris-8, et dont le travail porte sur la restitution des répertoires de la Renaissance italienne. Il joue également au sein du Temps Suspendu, festival de musiques baroques basé en Région Centre (Saint-Benoît-du-Sault) qu’il a co-créé et désormais soutenu, entre autres partenaires,  par la Fondation Orange.
Michele Claude est la percussionniste de Jordi Savall, Pulcinella, du Poème Harmonique, de l’Arpegiatta et de Philippe Jaroussky. Elle a joué dans les grands orchestres baroques (Arts Florissants, Musiciens du Louvre, Mosaique, la Grande Écurie), en world Music (Abed Azrié, Syrie, Tokiko Kato, Khaled, Algérie), ainsi qu’en musique contemporaine (commandes, créations), musique classique iranienne, jazz, variété ou chansons pour enfants. Compositrice, elle écrit des musiques pour le théâtre, la danse, son quartet de jazz et son ensemble « Aromates » mêlant écriture et improvisation, Orient et Occident. Dans le Stingo, elle trouve l’occasion d’exprimer ses idées les moins orthodoxes.

Romain Falik débuta par la guitare avant que de pincer les cordes du théorbe. Ses cinq années d’étude au Conservatoire de Versailles débouchèrent sur un DEM de guitare classique. C’est dans ce même Conservatoire qu’il étudia le théorbe et le luth aux côtés de Benjamin Perrot et qu’il fut récompensé par un DEM de théorbe en 2013. Romain Falik se produit régulièrement en tant que soliste et continuiste, en France et à l’étranger, avec Le Caravansérail, Pygmalion, Les Cris de Paris, Le Théâtre de l’Incrédule ou encore La Camerata Vocale. Le théorbiste passionné par la musique ancienne s’intéresse aussi à d’autres répertoires. Ainsi, Romain Falik s’initie au luth arabe avec le oudiste Issa Murad. Il joue et anime également l’ensemble Lacertae, alliant musique contemporaine et musique ancienne.

www.stingomusicclub.com

Xuriach, compagnie de musique et de danse, a été créée en 2009 par Marc Riera et Anna Romaní et s’est spécialisée dans les périodes de la Renaissance et du Baroque, en portant un intérêt particulier au répertoire catalan et ibérique.
Des années d’études et de recherches ont permis que, dès le début, le travail de Xuriach soit largement reconnu. La qualité des interprètes, danseurs et musiciens, la solidité de ses propos, sa bonne connaissance de l’époque, du répertoire, de l’esthétique, du milieu socio-culturel, la récréation des costumes… et, notamment, la passion que transmettent ses membres, ainsi que leur capacité pour s’adapter au public à chaque événement, ont joué en sa faveur. C’est ainsi que le répertoire revit, mis à la portée de tout le monde d’une façon agréable et créative.
Le travail de la compagnie se développe en trois lignes :
création de spectacles, divulgation et formation. Quant à la divulgation, il faut souligner les collaborations avec le Musée d’Histoire de Barcelone (conférences, inaugurations d’expositions, etc.) et l’enregistrement audiovisuel de plusieurs pièces pour l’exposition permanente du Born CCM et pour le Musée de la Musique de Barcelone.
Quant à la formation, soulignons les cours réguliers organisés par la compagnie au Musée d’Histoire de la Catalogne ainsi que les ateliers sur mesure pour des collectifs spécifiques (conservatoires de musique et de danse le plus souvent), ou la commande faite par l’Institut de Culture de Barcelone (ICUB) pour initier en danse ancienne certaines troupes de danseurs de Barcelone en vue du spectacle «La ciutat de la bullícia» lors des célébrations de La Mercè’13 (la fête de Barcelone).


Xuriach a été invité à participer à différents festivals de musique et de danse en Catalogne, en Espagne et en France. La compagnie a collaboré avec les commissions de célébration du Tricentenaire (1714) de la Mairie de Barcelone et de la Generalitat, avec le Festival de Musique Ancienne des Pyrénées (FeMAP) et avec le centre Born CCM. Elle a aussi participé au film historique «Born» de Claudio Zulian.

www.xuriach.com


Les musiciens

Clavecin, orgue, direction et direction artistique du festival

Ton Koopman constitue depuis une trentaine d’années un point de repère majeur dans l’actualité musicale baroque internationale. Après avoir achevé ses études d’orgue, de clavecin et de musicologie à Amsterdam – brillant cursus couronné d’un double Prix d’Excellence – il se fait remarquer par son esprit frondeur et novateur, sa virtuosité et son génie d’improvisateur. La passion pour la musique baroque le conduit à créer en 1969, à l’âge de 25 ans, son premier orchestre baroque, Musica Antiqua Amsterdam. En 1979, il fonde l’Amsterdam Baroque Orchestra, puis l’Amsterdam Baroque Choir en 1992.

Ton Koopman attache une place centrale à la recherche philologique et aux instruments d’époque. Il base l’essentiel de son travail sur l’authenticité de l’interprétation.

L’exécution et l’enregistrement de l’intégrale des cantates de Bach, reconstituant parfois les parties manquantes de certaines cantates a représenté un travail immense, qui lui a valu de nombreux prix – le Deutsche Schallplattenpreis Echo Klassik 1997, le prix Hector Berlioz – ainsi que d’être d’être nominé aux Grammy Awards (USA) et aux Gramophone Awards (UK).

En 2005, Ton Koopman entreprend l’enregistrement de l’intégrale des œuvres de Dietrich Buxtehude, compositeur qui a grandement inspiré et influencé le jeune Bach. Ce projet, qui compte une trentaine d’enregistrements, s’est achevé en 2010.

Depuis quelques années, il est également chargé par Breitkopf & Härtel de l’édition de l’intégrale des concertos pour orgue de Haendel.

En 45 ans de carrière, Ton Koopman a joué dans les plus importantes salles de concert du monde et dans les festivals les plus prestigieux. Il a joué sur les orgues les plus remarquables, les plus chargées d’histoire, à travers tout le continent européen.

Par ailleurs, Ton Koopman est chef invité par les plus grands orchestres d’Europe, des Etats-Unis et du Japon : le Boston Symphony Orchestra, le Saint Luke Chamber Orchestra (Carnegie Hall, NY), l’Orchestre Symphonique de Radio Francfort, l’Orchestre Ciudad de Granada, le Mito Chamber Orchestra Japan, l’Orchestre Philharmonique de Radio France, entre autres, ainsi que l’Orchestre de Chambre de Lausanne, dont il a été nommé chef invité permanent. Il a été nommé Artiste en résidence du Cleveland Orchestra pour trois ans à partir de 2011.

Tour à tour soliste, accompagnateur ou chef, il existe de très nombreux enregistrements de sa prodigieuse activité. En 2003, il crée son propre label, Antoine Marchand. Il a publié de nombreux essais critiques, et récemment a réalisé l’édition du Messie de Haendel et du Das Jüngeste Gericht de Buxtehude pour Carus.

En 1986, il est nommé par le Ministère de la Culture français, Officier dans l’ordre des Arts et des Lettres ; en 2000, il est nommé Docteur honoris causa de l’Université d’Utrecht, en l’honneur de ses recherches scientifiques sur l’ensemble de l’œuvre de Bach ; en 2003, il reçoit les insignes de l’Ordre de Chevalerie du Lion Néerlandaise, une décoration royale pour l’ensemble de son travail et de son œuvre. En 2006, il reçoit la prestigieuse médaille Bach de la ville de Leipzig. Ton Koopman a obtenu le prestigieux BBC Award 2008 pour l’enregistrement de l’intégrale des cantates de Bach.

Ton Koopman est professeur de musicologie à l’Université de Leiden, professeur de clavecin au Conservatoire royal de La Haye, et membre honoraire de la Royal Academy of Music de Londres.

Francophile passionné et amoureux des vieilles pierres, Ton Koopman cofonde en 2002 le festival Itinéraire Baroque en Périgord Vert dont il est le directeur artistique. En septembre 2008, il fut l’invité pendant deux semaines de Domaine Privé à la Cité de la Musique à Paris.

www.tonkoopman.nl

 

Alto

Titulaire d’un DEM de chant au CRR de Saint-Maur dans la classe d’Yves Sotin, d’un DEM de basson et de formation musicale au CRR de Paris ainsi que d’une licence de musicologie Clotilde Cantau termine sa formation à la maîtrise de Notre-Dame de Paris en juin 2015. Entre 2010 et 2014 dans le cadre d’ateliers lyriques de conservatoires entre autres elle chante le rôle de Béatrice (Béatrice et Bene- dict de Berlioz), Climène (l’Egisto de Cavalli), madame de la Haltière (Cendrillon de Masse- net), Zerline (Don Giovanni de Mozart), Mrs. Noe dans la version française de Noye’s Fludde de Britten au Théâtre du Châtelet et se produit par ailleurs en soliste dans Les Noces de Stravinsky au Théâtre de Saint- Maur (rôle de la mezzo-soprano).
Depuis 2015 elle prend part régulièrement aux concerts solistes (trios et quatuors) à la cathédrale Notre-Dame de Paris sous l’initia- tive d’Yves Castagnet, titulaire de l’orgue de chœur.

Depuis 2017 elle a eu l’occasion de chanter en soliste dans des projets pédagogiques aux Pays-Bas avec l’Amsterdam Baroque Orchestra and Choir (dir. Ton Koopman). Depuis 2013 elle se produit dans divers ensembles, notamment la maîtrise de Notre- Dame (dir. Lionel Sow puis Henri Chalet), l’ensemble vocal de Notre-Dame (dir. Syl- vain Dieudonné), Mora Vocis-voix solistes au féminin (dir. Els Janssens-Vanmuns- ter), la Tempête (dir. Simon-Pierre Bestion), l’ensemble de Caelis (dir. Laurence Brisset), les Eléments (dir. Joël Suhubiette), les Cris de Paris (dir. Geoffroy Jourdain), l’ensemble Sequenza 9.3 (dir. Catherine Simonpietri), l’ensemble AEDES (dir. Matthieu Romano) et régulièrement avec le Amsterdam Baroque Orchestra and Choir (dir. Ton Koopman) avec lequel elle a chanté récemment la passion selon Saint-Matthieu de J.S. Bach (avec l’orchestre du Concertgebouw d’Amsterdam) et la passion selon Saint-Jean (avec l’Amsterdam Baroque Orchestra) à l’occasion d’une tournée en Europe.

Haute-contre, chef de chœur et direction

Après ses études de chant avec Aafje Heynis au Conservatoire d’Arnhem, Peter de Groot a chanté avec le Collegium Vocale Gent (Philippe Herreweghe), Gesualdo Consort (Harry van der Kamp), Currende Consort (Erik van Nevel). Il travaille régulièrement avec le Chœur de chambre néerlandais, l’Ensemble Huelgas (Paul van Nevel) et depuis de nombreuses années il est membre du chœur de Ton Koopman, avec lequel il s’est fait entendre également en tant que soliste. Ensemble avec Koopman, il a dirigé des stages autour de Bach, organisés par l’Institut Néerlandais. Dans le cadre d’Itinéraire Baroque, le festival de Ton Koopman en Périgord Vert, De Groot est régulièrement sollicité comme chef invité pour les Concerts de Printemps, dirigeant ainsi le Jeune Choeur de Dordogne, l’Amsterdam Baroque Orchestra et de nombreux solistes dans des programmes au répertoire baroque religieux et profane. En 2013 il était chef invité chez le choeur Musica Retorica et un orchestre de specialistes à la musique renaissance pour deux representations de ‘La Pellegrina’, spectacle musicale emblematique des Medicis (pour un marriage en 1589) à Groningue (NL).  Peter de Groot est membre fondateur et directeur artistique du Quatuor Vocal et Collège Egidius, qui se consacre au répertoire renaissance et contemporain des Pays-Bas, avec lequel il a enregistré de nombreux cd.

 

Tympanon

Franziska Fleischanderl est née à Linz en Autriche.

Elle a suivi des études de hackbrett et de salterio avec Karl-Heinz Schickhaus (Université privée Anton Brûkner de Linz), Hopkinson Smith, Rudi Lutz (Schola Cantorum Basiliensis), Mike Svoboda et Marcus Weiss (Etablissement d’Enseignement Supérieur de Musique de Bâle). Elle se produit en tant qu’interprète de musique ancienne et contemporaine, et fait également de l’improvisation.

Elle se concentre essentiellement sur une nouvelle exécution de l’important corpus pour salterio du XVIIIème siècle et à son élargissement au répertoire contemporain et à toutes les partitions qui y sont liées.

Elle joue comme soliste et dans des orchestres de chambre partout en Autriche ainsi que dans de nombreux pays d’Europe. Elle se produit dans des festivals et des évènements (Styriate, Wiener Festwochen, Darmstädter Ferienkurse für Neue Musik, Donaueschinger, Loisachtaler Musiksommer, Musikverein Wien, Konzerthaus Wien, Konzerthaus Dotmund, Tonhalle Zürich, Porgy & Bess Wien, Brucknerhaus Linz, Gare du Nord Basel, Orpheum Graz etc…)

Franziska Fleischanderl a enseigné à l’Université privée Anton Bruckner de Linz ; elle a fondé une biennale autour du salterio en Autriche et a enregistré plusieurs CDs pour les labels BR , ORF,  SWR, Deutsche Grammophon, Glossa et Christophorus.

Elle a gagné différentes bourses comme le Statstipendium du Ministère de la Culture autrichien (2011) et la Bourse Fédérale Hélvétique (2012-2014)

Depuis 2015 elle travaille à son doctorat à l’Institut Orphée de Gand (Belgique) sous la direction de Frans de Ruiters, Ton Koopman, Dinko Fabris, Teresa Chirico et collabore avec la Banque Privée Notentstein La Roche de St Gall  (Suisse) à la réalisation d’un projet pluriannuel sur l’historique des techniques de jeu du salterio  au XVIIIème siècle en Italie. De plus elle a fondé un ensemble pour promouvoir la musique historique du salterio, l’ensemble IL DOLCE CONFORTO, avec lequel elle a enregistré un premier CD, « Salterio Sacré » en 2017 sous le label Christoforus. Cet enregistrement a été applaudi partout dans le monde et a gagné le « Pasticcio Prize » du meilleur enregistrement sur la radio culturelle autrichienne Ö1.

Franzisca Fleischdanderl joue sur un salterio de 1725 fabriqué à Rome par Michele Barbi.
www.salterio.at

Guitare romantique, théorbe et luth

Fred Jacobs a étudié le luth et le théorbe avec Anthony Bailes au Conservatoire Sweelink d’Amsterdam. Il est membre fondateur du Locke Consort (premiers prix à Londres et Boston dans les années 80). Il  est membre de différents ensembles : Gabrieli Consort and Players, Parley of Instruments, Currende Consort, Amsterdam Bach Soloists,  Baroque Orchestra of the Netherlands Bach Society et  Monteverdi Continuo- ensemble de l’Opéra de Bavière  où il a joué dans toutes les productions de Monteverdi et Cavalli depuis 1997.

Fred Jacobs est l’accompagnateur régulier de nombreux chanteurs au talent reconnu comme Charles Daniels, Michael Chance et Maarten Koningsberger. Il a enregistré avec Johannette Zomer une série de monodies du XVIIème siècle pour lesquelles ses recherches ont permis de révéler de nombreux trésors cachés.

Fred s’est produit dans de nombreux festivals en Europe et aux USA. Il a participé à de nombreux opéras sur les plus prestigieuses scènes baroque et a joué sous la direction de nombreux chefs comme Gustav Leonhardt, Frans Brüggen,Ton Koopman, Ivor Bolton, Andrew Parrot, Marc Minkowski et Richard Egarr.

En collaboration avec Emma Kirby, Johannette Zomer et Maarten Koningberger Il anime des stages au cours desquels il enseigne les airs anglais accompagnés au luth et l’air de cour français. Il est professeur de luth et de théorbe au conservatoire d’Amsterdam. Ses recherches sont essentiellement centrées sur le luth et le théorbe au XVIIème siècle.

Son enregistrement des œuvres de Robert de Visée (Metronome) jouées sur un théorbe français a reçu un accueil international trés favorable. Le magazine Early music l’a qualifié “d’enregistrement absolument splendide”.

Fred Jacobs a donné des conferences sur  le théorbe français à l’époque de Louis XIV et sur la popularité du  luth en France aux alentours de 1650.

Ayant commence à jouer de la guitar enfant, il retourne parfois à sa guitare romantique dont la technique a beaucoup de similarités avec le luth. En 1991 il a enregistré (Globe) le quatuor pour guitare de Schubert avec cet instrument.

Ténor

Interprète confirmé des oratorios de Bach comme du répertoire de Lieder, Tilman Lichdi s’est fait remarquer avant tout en Évangéliste, notamment lors de ses débuts avec le Chicago Symphony en 2010. Ses concerts l’ont mené à travers l’Europe, aux Etats-Unis et en Amérique du Sud, sous la direction de chefs tels que Kent Nagano, Ton Koopman, Martin Haselböck, Christoph Poppen, Marcus Bosch, Hervé Niquet…

Depuis 2013, il enchaîne les projets : la Messe en si de J.S. Bach avec le San Francisco Symphony Orchestra, le Requiem de Mozart avec l’ Orchestre de la Résidence de La Haye, les cantates de Bach avec les Chœurs du WDR et l’Orchestre de Chambre de Cologne sous la direction de Stefan Parkman, un programme dédié à l’œuvre de Zelenka sous la direction de Peter Dijstra et les chœurs de la Radio Bavaroise, l’Oratorio de Noël à Lisbonne avec l’Orchestre Gulbenkian dirigé par Michael Corboz, Concerts à Berlin et à Oslo avec les chœurs de la Radio Berlinoise/RIAS et Concerto Köln, sous la direction de Hans-Christoph Rademann, la Passion selon St. Jean avec l’Orchestre de la Tonhalle Zurich, placé sous la direction de Ton Koopman, ainsi qu’une tournée européenne de la Passion selon St. Mathieu, également sous la direction de Ton Koopman.

Membre permanent de l’Opéra de Nürnberg de 2005 à 2013, Tilman Lichdi  y interpréta, entre autre, le David dans les Maîtres Chanteurs, le Steuermann dans Le Vaisseau Fantôme, les rôles de ténor de tous les opéras de Mozart et Le Comte Almaviva dans Le Barbier de Séville. En 2012, l’État de Bavière lui a décerné le Prix pour le Développement des Arts.

www.tilmanlichdi.com

Premier violon et concert master Amsterdam Baroque Orchestra

L’éducation musicale de Catherine débute en Écosse, à l’International Cello Centre. Elle se décide très jeune à se spécialiser dans la musique de chambre. A l’âge de 20 ans, elle est Premier violon dans l’Atlantic String Quartet au Canada et depuis lors, elle est fréquemment l’invitée d’ensembles de musique de chambre comme les Quartets Chilingirian et Endellion, le Trio Florestan et le Nash Ensemble.

Pendant les vingt dernières années, elle a été invitée à participer au Séminaire International de Musiciens Prussia Crove dans l’Open Chamber Music. Elle a joué avec des artistes tels que Steven Isserlis, Trevor Pinnock, Ton Koopman, Leslie Howard, Anner Bylsma et Michael Chance. Elle a participé à de nombreux enregistrements chez Hyperion, Dorian, Glossa, ASV et Teldec, ainsi qu’à de nombreuses émissions radiophoniques au Royaume-Uni et à l’étranger.

Son intérêt particulier pour l’interprétation de la musique baroque et classique l’a conduite à fonder le London Haydn Quartet dont la réputation n’est plus à faire. En 2006, Ton Koopman lui propose la place de « concert master », Premier violon solo de l’Amsterdam Baroque Orchestra. Elle est fréquemment demandée comme Premier violon invité avec d’autres ensembles de musique ancienne parmi lesquels les Smithsonian Chamber Players et Santa Fe Pro Musica aux USA, l’ensemble Innovacion en Allemagne, Il Gardellino et l’ensemble Explorations en Belgique.

L’enseignement tient une part importante dans la vie musicale de Catherine – elle est cofondatrice de Musicworks, une école estivale pour jeunes musiciens, spécialisée dans la musique de chambre. De plus elle a donné des master classes au Baroque Performance Institute d’Oberlin, Ohio, au programme de musique de chambre du Domaine Forget au Québec et à la Royal Academy of Music de Londres. Cette année, elle enseignera également au cours d’interprétation musicale du festival de Grenade.

Orgue et clavecin

Formée au piano et au clavecin au Conservatoire d’Amsterdam, Tini Mathot se produit fréquemment en duo avec son mari et premier professeur Ton Koopman. En concert de musique de chambre ou avec orchestre, le duo fait l’affiche de nombreuses salles en Europe, au Japon et aux Etats-Unis : Musikverein de Vienne, Metropolitan Museum de New York, Théâtre du Châtelet à Paris. Responsable technique des enregistrements de Ton Koopman avec l’Amsterdam Baroque Orchestra, Tini Mathot a elle-même enregistré trois disques : une version du Winterreise de Schubert, joué sur un piano-forte original de Rosenberger, et en tant que membre du Corelli Ensemble, des Trios de Haydn (Diapason d’Or), ainsi qu’une intégrale des Trios pour flûte, orgue et clavecin de Bach, en compagnie de la flûtiste Reine-Marie Verhagen. Tini Mathot est par ailleurs professeure de clavecin au Conservatoire royal de La Haye.

Soprano

Après s’être formée au chant choral et à la flûte traversière au conservatoire de Choletais (Maine et Loire) Louise Moissonié intégre la classe de chant de Christine Monimart. Elle y interprète entre autres les rôles de Papagena, la fille de Japhté, Suzanne et Lauretta. En 2008, elle est soprano solo sous la direction de d’Olivier Bensa dans une pièce du compositeur : Enroyances de Barcelona. Elle chante comme soliste au festival du printemps des orgues sous la direction de de Rachid Safir (2011) puis de Françoise Lasserre (2013).
A partir de 2013, elle poursuit ses études vocales auprès de Caroline Pelon à Paris, complète sa formation en musique ancienne avec Julie Hassler et découvre la danse baroque auprès de Cecilia Gracio-Moura. Louise Moissonnié se professionnalise notamment aux côtés de Philippe Le Corff (A sei voci), Patrick Marco (Chœur Lamoureux) et Saviti de Rochefort (Ensemble vocal de Paris).
Choriste au sein du chœur de l’Opéra de Rennes sous la direction de de Gildas Pungier, elle chante aussi régulièrement avec l’ensemble Mélisime(S) ainsi que sous la direction de Jean-Christophe Spinosi. En 2016, elle intégre l’Amsterdam Baroque Orchestra & Choir sous la direction de Ton Koopman.
Elle est également soliste pour le chœur angevin Hilarium dirigé par Bernard Lemaire ou encore à l’occasion de la Kinder Matthaus Passion dirigée par Ton Koopman.
Elle fonde en 2017 le Daphnée Consort au sein duquel elle défend son répertoire de pré- dilection : la musique de Dowland ainsi que celle des compositeurs italiens du XVIème siècle où s’exprime pleinement son talent.

Chef d’orchestre et musicologue

Originaire de Cambrils près de Tarragone, Albert Recasens débute des études musicales dés son plus jeune âge au conservatoire de Vilaseca y Salou puis à l’école de musique de Barcelone. Il va ensuite intégrer les conservatoires de Bruges  et de Gant (piano, direction, chant choral et histoire de la musique).Il poursuit parallèlement ses études dans la section néerlandaise et française de l’Université catholique de Louvain dont il est docteur en musicologie après avoir soutenu une thèse sur la musique scénique madrilène au XVIIIème siècle.

 Il enseigne actuellement à l’Université Carlos III de Madrid (Master de gestion culturelle) et à l’Université de Valladoid dans le cadres des journées de musique ancienne.

En 2005 il entame un ambitieux projet de la récupération du patrimoine musical espagnol en créant l’ensemble la Grande Chapelle et le label discographique Lauda, projet qui associe recherche scientifique et interprétation musicale. Depuis 2005, il a ainsi fait connaître des œuvres inédites des grands maîtres des XVIème au XVIIIème siècles lors de créations ou d’enregistrements, contribuant ainsi à la diffusion du patrimoine historique.

En 2007 il prend la direction musicale de La Grande Chapelle. Depuis lors il a dirigé de nombreux concerts tant de polyphonie que de musique baroque et s’est produit sur les scènes prestigieuses tel que l’auditorium de Madrid et la Cité de La Musique à Paris mais aussi lors de festivals comme Saintes, Ravenne, Vienne, Mexico et Radio France à Montpellier. Ses enregistrements ont reçu diverses distinctions : Choc de la musique, Diapason d’or, Critic’s choise de Gramophone, Scherzo…

Claveciniste et Pianofortiste

Après avoir obtenu son diplôme de piano au Conservatoire de Gêne, Giorgio Tabacco s’est consacré exclusivement au clavecin et à la musique baroque en suivant les cours d’Achille Berruti au Conservatoire de Piacenza pour compléter sa formation. Il participa ensuite à de nombreux cours en Italie et à l’étranger sous l’égide de Bob van Asperen et Kenneth Gilbert qui lui donnèra son diplôme de mérite à l’Accademia Chigiana de Sienne. Il acheva sa formation sous l’égide de Christiane Jaccottet au Conservatoire Supérieur de Genève, obtenant son prix de virtuosité.

Il fit ses premiers pas sur scène en tant que soliste mais également en créant son ensemble dédié à la musique baroque en 1991, L’Astrée.

En tant que soliste et avec l’Astrée, il s’est produit en Italie et à l’étranger à L’Unione Musicale de Turin, à Settembre Musica, Picolo Regio et l’Auditorium del Lingotto, à l’Oratorio del Gonfalone, à la Galleria Doria Pamphyli et au Palazzo del Quirinale de Rome, à Musica e Poesia a San Maurizio de Milan, à l’Association clavecinistique de Bologne, à l’Autunno Musicale de Como, au Festival de musique baroque d’Urbino, à l’Association des amis de la Musique de Perugia, à l’Auditorium National de Madrid, au Festival de musique baroque de Strasbourg, au Centre de Musique Baroque de Versailles, au Festival de Hagen, au Saint Cecilia Hall d’Edimbourg, à la Salle Paderewski de Lausanne, au Conservatoire de Genève, à la Early Music Society de Boston, à l’Université de New-York et à la Frick Collection de New-York, au Teatro Coliseo de Buenos Aires, au Festival de Postdam Sanssouci, ou encore au Festival de Musique Baroque d’Innsbruck.

Son intérêt pour la redécouverte des compositeurs piémontais des XVII et XVIIIème siècle l’a amené à s’investir dans des nombreux projets importants incluant notamment  concerts et enregistrements autour des compositeurs établis à la Cour Royale de Turin  dont les œuvres sont conservées en Piémont. Dans le cadre de ce projet, avec l’Astrée il enregistra trois disques autour des compositeurs originaires de Turin et du violoniste Gaetano Pugnani.

En s’associant avec des artistes tels que les mezzosoprano Gemma Bertagnolli et Laura Polverelli, il a enregistré les opus dédiés au Concertos et Cantates de chambre pour la maison de disque française Opus 111 dans le cadre d’un projet international, La Vivaldi Edition, qui a pour ambition d’enregistrer l’intégralité des manuscrits conservés à la Bibliothèque Nationale de Turin.

Toujours pour Opus 111, il enregistra également quelques Quartettes pour clavecin et cordes du compositeur piémontais Felice Giardini ainsi que plusieurs Quintettes du napolitain Tommaso Giordani.

Il commença ensuite une longue coopération avec le magazine et éditeur musical italien Amadeus avec lequel il enregistra en compagnie du violoniste Francesco D’Orazio, les Sonates pour clavecin et violon de Bach, les Sonates pour violon et basse continue de Haendel ainsi que plusieurs trios pour violon, pianoforte et violoncelle de Haydn

En 2009, toujours avec Amadeus, il enregistre les Concertos pour deux clavecins et cordes de Bach. Il a aussi enregistré pour la maison de disque allemande Avi Music, quelques sonates pour pianoforte et violon de Mozart avec Francesco D’orazio et plusieurs trios pour violon, violoncelle et pianoforte du même compositeur, avec Olivia Centurioni et Marco Ceccato.

Giorgio Tabacco est professeur au Conservatoire de Turin. Il possède une copie d’un clavecin Taskin de la seconde moitié du XVIIIème siècle et une copie d’un clavecin Ruckers de la fin du XVIIème siècle, tous deux réalisés par le facteur Michael Johnson. Il est aussi le propriétaire d’une copie d’un pianoforte Anton Walter (Vienne, 1805) fait par Paul Mc Nulty.

Depuis 1994, Giorgio Tabacco est le directeur artistique de l’un des plus prestigieux orchestres sur instruments anciens en Europe, l’Academia Montis Regalis.

Flûte à bec

Reine-Marie Verhagen a étudié la flûte à bec aux conservatoires du Brabant et d’Amsterdam, sous la direction respectivement de Peter van Veen et Walter van Hauwe. Diplômée en 1976, elle a enseigné au conservatoire de Twente puis pendant 20 ans à celui d’Utrecht. Depuis 1998, elle se consacre à l’enseignement à la fois de la méthodologie et de la flûte à bec au Conservatoire royal de La Haye.
Reine-Marie intervient également dans le cadre de classes d’interprétation de musique baroque et de compositions avant-gardistes pour flûte à bec. Chaque année, elle donne des masters classes en Europe et aux Etats Unis, à la fois pour amateurs (Amherst Early Music) et pour professionnels (Ecole supérieure de musique de Lisbonne, Conservatoire de Nouvelle Angleterre de Boston, ERTA en Allemagne).
En 1980, Reine-Marie fonde l’ensemble Corelli avec la claveciniste Tini Mathot. Elle participe également aux concerts et enregistrements de l’Orchestre Baroque d’Amsterdam, sous la direction de Ton Koopman, dans un répertoire comprenant les cantates et les concertos brandebourgeois de J.S. Bach, ainsi que des pièces de Haendel, Purcell, Charpentier et Bach, avec la participation de Yo-Yo Ma.
Reine-Marie est une concertiste renommée dans le monde entier. Au-delà de son activité proprement musicale, Reine-Marie Verhagen est co-fondatrice et membre de la section néerlandaise de l’ERTA (Association européenne des professeurs de flûte à bec).

Soprano

Depuis ses années de formation au Conservatoire Supérieur de Lyon, elle interprète les rôles de Fortune dans L’Incoronazione di Poppea de Monteverdi, Diane dans Actéon de Charpentier, Dorothée dans Cendrillon de Massenet et Papagena dans Die Zauberflöte et Fairy Queen de Purcell. Elle fut également La chatte, la bergère et la chauve-souris dans l’Enfant et les sortilèges de Ravel, Didon dans Didon et Enée de Purcell.

Spécialisée dans le répertoire baroque, Julia Wischniewski se produit en récital avec le Concert d’Astrée dirigé par Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille dans un programme de musique française. Elle rejoint Gilles Colliard pour les Motets de Vivaldi avec l’orchestre de chambre de Toulouse et Jérôme Corréas pour La Fausse Magie de Grétry avec l’ensemble Les Paladins.

Elle se produit très fréquemment en concert avec des ensembles tels que : Le Concert d’Astrée (Emmanuelle Haïm), Les Paladins (Jérôme Corréas), L’Astrée (Giorgio Tabacco), l’ensemble Clément Janequin (Dominique Visse), Les Elements (François-Xavier Roth) ou l’orchestre de chambre de Toulouse, Il Gusto Barocco (Orchestre Baroque de Stuttgart, Jorg Halubek), ou encore l’ensemble Jacques Moderne (Joël Suhubiette).

Julia Wischniewski a également participé à la création mondiale de Tichenko 2011 sous la direction de Tugan Sokhiev au Capitole de Toulouse. Sous la direction de Joël Suhubiette avec l’orchestre de chambre de Toulouse elle se produit également dans le Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn. Elle fut également la doublure de Sonia Yoncheva dans le rôle de Vénus dans Dardanus de Rameau sous la direction d‘Emmanuelle Haïm à l’Opéra de Lille, au Grand-Théâtre de Caen et à l’Opéra de Dijon.

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